Goat Girl
Il y a tout de même quelque chose d’ironique à voir autant de hype autour d’un groupe aussi mal à l’aise avec l’époque dans laquelle il vit. Alors que le quatuor se dit « dégouté de la race humaine » sur leur premier single – celui-là même qui déclenchera l’euphorie d’internet et des labels – ses membres se tiennent le plus à l’écart possible des codes à respecter aujourd’hui et restent très attachés à une éthique DIY. On se gardera donc d’en faire des tonnes à leur sujet pour ne pas les froisser, mais leur garage lancinant évoque autant ce qu’il se passait vers Seattle dans les années 90, que le post-punk d’aujourd’hui. > Lire la suite
Chris Cohen
Malgré un patronyme digne d’un mafieux de série Z ou d’un manager des Backstreet Boys, Chris Cohen fait maintenant partie du paysage indé américain, bien au chaud entre la casquette de Mac Demarco et le blond peroxydé d’Ariel Pink. Il faut dire que le bonhomme a d’abord bouffé de la route avec Deerhoof, groupe culte qui fait beaucoup de bruit, avant de se dire que faire de la musique "gnan gnan" était plus satisfaisant. Grand bien lui en a pris, tant la sensibilité et le charme du californien opèrent en un clin d’oeil. Attention au sourire béat qui s’affichera sur votre visage après l’écoute d’As If Apart, le dernier album en date. Encore mieux que les Backstreet Boys, en somme. > Lire la suite
Omoh
C'est un peu nos régionaux de l'étape, Clément A. et Baptiste Homo, forment OMOH. Les deux gaillards ont fait leurs classes ensemble à Nîmes avant de s'embarquer pour Paris. Baptiste avait commencé à rouler sa bosse pas très loin de chez nous comme batteur de Dig Up Elvis. Pop vintage et univers magnétique au programme, le duo commence à se faire une petite place au soleil. Un certain Julien Doré a d'ailleurs récemment fait appel à eux pour arranger et composer plusieurs titres de son dernier album. OMOH va vous emmener voyager, on ne sait pas trop où, mais dans un quelque part plutôt agréable. > Lire la suite
Her
Il y a autour d’Her, un épais brouillard. Trois lettres, quelques maigres infos subtilement distillées et un concert aux dernières Transes Musicales de Rennes largement salué. Her nourrit son secret et sait se faire attendre, ne s’appuyant que sur les quelques morceaux sortis ces derniers mois. Classieux, subtile et groovy, les deux rennais (ex-Popopopops) font les choses biens et témoignent d’un savoir faire made in France qui ne demande qu’à exploser aux oreilles du monde entier. Avec autant d’intelligence là dessous, pas étonnant que le pronom soit féminin. > Lire la suite
Declan Mckenna
24 décembre 1998. Ce n’est ni la date du Noël ou vous avez offert des « Footix » à tous vos neveux, ni celle de l’arrêté relatif à l'interdiction de mettre sur le marché des thermomètres médicaux à mercure destinés à mesurer la température interne de l’homme. Enfin, si. Mais c’est surtout la date de naissance de Declan McKenna. Le jeune anglais est une machine à tubes pop, léchées et plutôt méchées (allez voir sa photo !). Surdoué, le gamin joue des loops sur scène et assume un esprit militant et une parole critique (le superbe morceau « Brazil », hymne contre la FIFA et ses pratiques pour le moins douteuses) en emportant avec lui toute la culture Britpop et l’héritage des songwriters britanniques. Une des révélations 2016 à coup sur. Et sans doute de 2017, 2018 et 2019. Et en 2019, This Is Not A Love Song sera encore de mèche avec Declan McKenna. > Lire la suite




