La sécurité

Samedi 06 juin 2026
Genre :
Origine : CA

La Sécurité est un collectif art-punk basé à Montréal/Tiohtià:ke, dont la musique combine rythmiques bondissantes, arrangements décalés et mélodies minimalistes, le tout passé à travers un filtre d’insomnie nourri par les néons de la ville. Pensée pour le mouvement et les pistes de danse, leur musique revendique une énergie brute et dangereusement euphorique, tandis que leurs textes s’inscrivent dans l’héritage du mouvement Riot Grrrl en célébrant l’autonomisation des femmes, l’amitié et la bienveillance. Formé au printemps 2022, le groupe s’est rapidement distingué par ses performances intenses et fédératrices, invité sur des scènes et festivals majeurs tels que SXSW, End of the Road, The Great Escape, Reeperbahn ou le Festival International de Jazz de Montréal, tout en tournant aux côtés de The Go! Team en 2024 et The Rapture en 2025. Leur identité bilingue, leur sens du groove et leur rapport très physique à la scène ont contribué à faire d’eux l’un des projets les plus singuliers et stimulants de la scène alternative québécoise actuelle.  Le premier album Stay Safe!, sélectionné pour le Polaris Music Prize 2024, a été salué pour son mélange d’attitude post-punk, de pop anguleuse et de new wave dansante, conjuguant urgence politique et plaisir immédiat. Prolongé par Stay Safe! REMIXED, le disque a confirmé leur capacité à transformer une esthétique DIY en une machine à tubes nerveux et accrocheurs. Les singles “Detour” et “Ketchup” ont ensuite ouvert la voie à une nouvelle étape artistique, marquée par une collaboration avec le label britannique Bella Union aux côtés de leur partenaire historique Mothland. Leur second album Bingo!, produit par Félix Bélisle et Emmanuel Éthier, poursuit cette exploration aux frontières du punk, de la new wave et du krautrock, avec des accents proto-pop qui évoquent aussi bien Le Tigre que Snõõper ou les B-52s, affirmant plus que jamais une identité collective, libre et résolument tournée vers la danse.  > Lire la suite

Jehnny Beth

Samedi 06 juin 2026
Genre :
Origine : FR

Jehnny Beth s’est d’abord imposée comme la charismatique leader de Savages, groupe post-punk nommé au Mercury Prize, reconnu pour ses performances scéniques intenses et son lyrisme sans concession. Son premier album solo, To Love Is To Live (2020), salué par la critique, a élargi cette vision — audacieux, cinématographique, et chargé d’émotion. Depuis, elle a multiplié les collaborations (Idles, Gorillaz, Sextile, Bobby Gillespie…) tout en poursuivant sa carrière d’actrice, avec des rôles remarqués dans Les Olympiades de Jacques Audiard et Anatomie d’une chute de Justine Triet, Palme d’or et Oscar du meilleur scénario. En 2020, elle crée la série télévisée ECHOES pour mettre en lumière des artistes émergents tels que Wet Leg, Fontaines D.C. ou Kneecap. En 2022, elle remonte sur scène avec IDLES, part en tournée européenne avec Depeche Mode, puis rejoint Queens of the Stone Age à travers les États-Unis, ses performances dans des festivals hardcore et metal rallument une nouvelle flamme créative. De retour en France, elle retrouve son partenaire de toujours, Johnny Hostile — tout juste rentré de tournée avec Nick Cave & Warren Ellis — pour façonner You Heartbreaker, You : un album cathartique et radical, né de l’urgence, de la joie et de la rébellion. Porté par des paroles instinctives, un chant incendiaire et une production sans compromis, l’album transforme le chaos en libération sonore. You Heartbreaker, You offre un espace viscéral pour hurler, respirer et se sentir vivant dans un monde au bord du gouffre. > Lire la suite

CARDINALS

Samedi 06 juin 2026
Origine : IE

Nés dans une petite salle de répétition glaciale l’hiver et étouffante l’été, au nord de Cork, les Cardinals ont façonné un premier album qui navigue sans cesse entre les pôles opposés de l’émotion : de l’ombre à la lumière, de l’espoir au désespoir, de la tendresse à une forme d’indifférence chaotique. Formé par des liens familiaux et amicaux – les frères Euan et Finn Manning, leur cousin Darragh et leurs amis Oskar Gudinovic et Aaron Hurley – le groupe s’est rapidement imposé comme l’un des visages les plus singuliers de la scène rock indépendante irlandaise. Avec Masquerade, ils se libèrent du poids de leurs premières influences pour affirmer une identité plus cohérente et plus audacieuse. Euan décrit ces morceaux comme « des ballades douces transformées en situations d’urgence par un besoin panique », une formule qui résume parfaitement l’album : certaines chansons grondent de colère, de cynisme ou de violence contenue, tandis que d’autres s’illuminent d’une vulnérabilité fragile. Pensé comme un disque à deux faces, en hommage à leur amour du vinyle, Masquerade puise autant dans la délicatesse de Townes Van Zandt que dans la noirceur de Nine Inch Nails, Iceage ou Type O Negative, sans renier leur goût pour le hip-hop.  Cette dualité se retrouve aussi dans la manière dont l’album a été conçu : enregistré sans métronome pour conserver un souffle organique, il a pris forme aux studios RAK à Londres, sous la houlette du producteur Shrink. Certaines prises, comme la voix d’Euan enregistrée dans une cage d’escalier, capturent une vulnérabilité brute, presque exposée en temps réel. Les textes, volontairement ouverts à l’interprétation, mêlent fiction et fragments du réel, laissant affleurer de nombreuses références religieuses qui témoignent autant d’une fascination esthétique que des bouleversements sociaux vécus en Irlande ces dernières décennies. Sans revendiquer une identité strictement « irlandaise », Cardinals ancre pourtant son écriture dans Cork, ville qui nourrit leurs chansons de visions urbaines, de violences observées et de colères politiques, comme dans The Burning of Cork. L’univers visuel de l’album s’est quant à lui cristallisé autour d’une œuvre d’Oda Sønderland, devenue pochette du disque, symbole d’un refuge intime au cœur d’un monde rude. Masquerade marque ainsi un tournant pour le groupe, révélant une nouvelle manière de travailler ensemble et se concluant sur une note d’espoir discrète mais tenace : malgré les chutes, le mouvement continue.  > Lire la suite

Alice Phoebe Lou

Samedi 06 juin 2026
Origine : ZA

Avec Oblivion, Alice Phoebe Lou s’éloigne du tumulte du monde moderne pour puiser dans un espace intérieur proche du sommeil et du rêve, où naissent des chansons simples, lumineuses et profondément personnelles. Après plusieurs albums acclamés, elle choisit de revenir à ses racines de musicienne de rue, privilégiant une écriture spontanée et une production épurée. Les morceaux s’appuient sur des guitares acoustiques, un piano délicat et des harmonies flottantes, donnant l’impression d’être au plus près de sa voix et de ses émotions.  Sur le plan narratif, Oblivion marque un déplacement : après avoir longtemps travaillé ses traumatismes, l’artiste regarde désormais ses défauts en face et les exprime sans filtre. Les chansons, comme Pretender ou Sparkle, évoquent l’humilité, l’acceptation de soi et la beauté de l’imperfection. Enregistré à Berlin avec ses collaborateurs de longue date, l’album transforme l’incertitude et la fragilité en une force poétique, offrant un voyage intime où le doute devient matière à lumière et où l’écoute ressemble à une traversée intérieure apaisante.  > Lire la suite

SHORTSTRAW.

Samedi 06 juin 2026
Origine : UK

« Je suis une artiste punk/rap originaire de Coventry et j’enregistre tout dans la cabane de mon pote. Nous sommes entièrement DIY. Mon tout premier concert a été un live lounge sur BBC Radio 6, ce qui nous a ensuite permis d’assurer les premières parties de SOFT PLAY, The Libertines et STONE début 2024 (et je dois aussi apparaître sur le prochain album de STONE). Mon son est lourd, énergique et accessible, et raconte des histoires sur le fait de grandir en Grande-Bretagne, avec des vibes proches de Hak Baker, The Streets, The Prodigy, Amyl and The Sniffers et du punk britannique des débuts. » > Lire la suite

Pin It on Pinterest