Alice Phoebe Lou

Samedi 06 juin 2026
Origine : ZA

Avec Oblivion, Alice Phoebe Lou s’éloigne du tumulte du monde moderne pour puiser dans un espace intérieur proche du sommeil et du rêve, où naissent des chansons simples, lumineuses et profondément personnelles. Après plusieurs albums acclamés, elle choisit de revenir à ses racines de musicienne de rue, privilégiant une écriture spontanée et une production épurée. Les morceaux s’appuient sur des guitares acoustiques, un piano délicat et des harmonies flottantes, donnant l’impression d’être au plus près de sa voix et de ses émotions.  Sur le plan narratif, Oblivion marque un déplacement : après avoir longtemps travaillé ses traumatismes, l’artiste regarde désormais ses défauts en face et les exprime sans filtre. Les chansons, comme Pretender ou Sparkle, évoquent l’humilité, l’acceptation de soi et la beauté de l’imperfection. Enregistré à Berlin avec ses collaborateurs de longue date, l’album transforme l’incertitude et la fragilité en une force poétique, offrant un voyage intime où le doute devient matière à lumière et où l’écoute ressemble à une traversée intérieure apaisante.  > Lire la suite

Brigitte Calls Me Baby

Vendredi 05 juin 2026
Origine : US

La musique de Brigitte Calls Me Baby mêle élégance rétro et fièvre contemporaine, quelque part entre le romantisme luxuriant de la pop des années 50 et l’urgence nerveuse de l’indie-rock des années 2000. Porté par la voix hypnotique et singulière de Wes Leavins, le groupe de Chicago transforme les névroses modernes en chansons sophistiquées et intensément sincères. Nourri aussi bien par Roy Orbison que par The Cars, Radiohead ou The Strokes, Leavins développe très tôt une écriture habitée, façonnée par l’isolement de son Texas natal et le besoin viscéral de se faire comprendre sans discours. Installé à Chicago en 2016, il fonde Brigitte Calls Me Baby avec une formation soudée, avant de croiser la route du producteur Dave Cobb lors du biopic Elvis de Baz Luhrmann. De cette rencontre naît This House Is Made Of Corners, un premier EP enregistré en grande partie en live au mythique RCA Studio A de Nashville, où le groupe explore sans fard la peur, l’autodérision et l’obsession amoureuse. Récemment signé chez ATO Records après un passage remarqué au SXSW, Brigitte Calls Me Baby poursuit une quête rare : faire cohabiter une esthétique soignée avec une honnêteté émotionnelle totale, et créer une musique capable d’accompagner, de relier et de durer. > Lire la suite

Cardinals

Samedi 06 juin 2026
Origine : IE

Nés dans une petite salle de répétition glaciale l’hiver et étouffante l’été, au nord de Cork, les Cardinals ont façonné un premier album qui navigue sans cesse entre les pôles opposés de l’émotion : de l’ombre à la lumière, de l’espoir au désespoir, de la tendresse à une forme d’indifférence chaotique. Formé par des liens familiaux et amicaux – les frères Euan et Finn Manning, leur cousin Darragh et leurs amis Oskar Gudinovic et Aaron Hurley – le groupe s’est rapidement imposé comme l’un des visages les plus singuliers de la scène rock indépendante irlandaise. Avec Masquerade, ils se libèrent du poids de leurs premières influences pour affirmer une identité plus cohérente et plus audacieuse. Euan décrit ces morceaux comme « des ballades douces transformées en situations d’urgence par un besoin panique », une formule qui résume parfaitement l’album : certaines chansons grondent de colère, de cynisme ou de violence contenue, tandis que d’autres s’illuminent d’une vulnérabilité fragile. Pensé comme un disque à deux faces, en hommage à leur amour du vinyle, Masquerade puise autant dans la délicatesse de Townes Van Zandt que dans la noirceur de Nine Inch Nails, Iceage ou Type O Negative, sans renier leur goût pour le hip-hop.  Cette dualité se retrouve aussi dans la manière dont l’album a été conçu : enregistré sans métronome pour conserver un souffle organique, il a pris forme aux studios RAK à Londres, sous la houlette du producteur Shrink. Certaines prises, comme la voix d’Euan enregistrée dans une cage d’escalier, capturent une vulnérabilité brute, presque exposée en temps réel. Les textes, volontairement ouverts à l’interprétation, mêlent fiction et fragments du réel, laissant affleurer de nombreuses références religieuses qui témoignent autant d’une fascination esthétique que des bouleversements sociaux vécus en Irlande ces dernières décennies. Sans revendiquer une identité strictement « irlandaise », Cardinals ancre pourtant son écriture dans Cork, ville qui nourrit leurs chansons de visions urbaines, de violences observées et de colères politiques, comme dans The Burning of Cork. L’univers visuel de l’album s’est quant à lui cristallisé autour d’une œuvre d’Oda Sønderland, devenue pochette du disque, symbole d’un refuge intime au cœur d’un monde rude. Masquerade marque ainsi un tournant pour le groupe, révélant une nouvelle manière de travailler ensemble et se concluant sur une note d’espoir discrète mais tenace : malgré les chutes, le mouvement continue.  > Lire la suite

Dressed Like Boys

Vendredi 05 juin 2026
Origine : BE

Chanteur et leader de DIRK., maintenant en projet solo, Jelle Denturck se considère comme un grand sensible, avec des références musicales pop et rock indie mélancolique : Bowie, Beatles, Lou Reed, Elton John, Nina Simone, Anohni & The Johnsons, Sufjan Stevens, Perfume Genius, Wilco, Tobias Tesso Jr. … Avec Dressed Like Boys, il voulait écrire des chansons et créer un album entièrement personnel. Non pas pour en faire un projet égocentrique, mais plutôt comme une introspection. Denturck chante la quête de liberté personnelle, parle de ses amis les plus chers, de son homosexualité et de sa relation, mais aborde également des sujets inconfortables comme les agressions homophobes. L’influence de sa collection de disques est inévitable, et le son de Dressed Like Boys évoque principalement les années 70, et permet à Denturck de baisser le volume et d’offrir un regard intime sur sa vie et son parcours.  > Lire la suite

M.A.O. Cormontreuil

Vendredi 05 juin 2026
Genre :
Origine : FR

M.A.O Cormontreuil, voici un nom surprenant pour une formation musicale qui l’est tout autant. Ce trio égrène ses chansons feel good depuis moins de deux ans et ne cesse de conquérir le cœur les programmateurs et celui du public, il multiplie les dates pour une tournée hyper chaleureuse. La signification de leur pseudo est double, par M.A.O entendez la Musique Assistée par Ordinateur, celle-là même qui a tant contribué à l’essor de la musique électronique des années 90 et 2000 dont le trio s’inspire. M.A.O fait aussi référence aux l’initiales du prénom de chacun des membres du groupe : Marianne, Antonin et Odilon. Et Cormontreuil nous direz-vous ? Il s’agit tout simplement de la ville jouxtant Reims où le groupe a son studio mais aussi tous ses outils de créations graphiques pour les visuels et les clips qu’Antonin conçoit.  Les trois complices se connaissent bien, ils jouaient déjà ensemble au sein de projets antérieurs comme Black Bone ou The Bewitched Hands. Aux côté du guitariste et chanteur Anthonin Ternant (Angel), le bassiste Odilon Horman (Chester Remington) et la percussionniste et interprète Marianne Mérillon cultivent à eux 3 un sens de la dérision et une extravagance stimulante. Preuve en est le clip de “Baby Han” où le chanteur à casquette et cheveux longs danse sur un barbecue brulant entouré de bières sur une plage de Floride, puis nous entraine dans un hélicoptère survolant une course de monster trucks. Cette esthétique américaine vintage colorée tout en démesure illustre une chanson alternant paroles en anglais et en espagnol. Leur titre se révèle aussi lumineux que généreux et donne inévitablement le smile.  M.A.O Cormontreuil créé une pop hybride résolument dansante et taillée pour le Live, le trio l’affectionne particulièrement allant jusqu’à jouer au milieu du public. Tout en fantaisie, leur concert se vit comme une mixtape indie house où les titres s’enchainent avec des transitions électro et monte autant en puissance qu’en réjouissance. De la pure vitamine C !  > Lire la suite

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