Alice Phoebe Lou
Avec Oblivion, Alice Phoebe Lou s’éloigne du tumulte du monde moderne pour puiser dans un espace intérieur proche du sommeil et du rêve, où naissent des chansons simples, lumineuses et profondément personnelles. Après plusieurs albums acclamés, elle choisit de revenir à ses racines de musicienne de rue, privilégiant une écriture spontanée et une production épurée. Les morceaux s’appuient sur des guitares acoustiques, un piano délicat et des harmonies flottantes, donnant l’impression d’être au plus près de sa voix et de ses émotions. Sur le plan narratif, Oblivion marque un déplacement : après avoir longtemps travaillé ses traumatismes, l’artiste regarde désormais ses défauts en face et les exprime sans filtre. Les chansons, comme Pretender ou Sparkle, évoquent l’humilité, l’acceptation de soi et la beauté de l’imperfection. Enregistré à Berlin avec ses collaborateurs de longue date, l’album transforme l’incertitude et la fragilité en une force poétique, offrant un voyage intime où le doute devient matière à lumière et où l’écoute ressemble à une traversée intérieure apaisante. > Lire la suite
SHORTSTRAW.
« Je suis une artiste punk/rap originaire de Coventry et j’enregistre tout dans la cabane de mon pote. Nous sommes entièrement DIY. Mon tout premier concert a été un live lounge sur BBC Radio 6, ce qui nous a ensuite permis d’assurer les premières parties de SOFT PLAY, The Libertines et STONE début 2024 (et je dois aussi apparaître sur le prochain album de STONE). Mon son est lourd, énergique et accessible, et raconte des histoires sur le fait de grandir en Grande-Bretagne, avec des vibes proches de Hak Baker, The Streets, The Prodigy, Amyl and The Sniffers et du punk britannique des débuts. » > Lire la suite
NEW DAD
La trajectoire de NewDad est faite d’équilibres fragiles et de sacrifices assumés. Depuis la sortie de leur premier single en 2020, le trio originaire de Galway a vu sa dream-pop magnétique toucher un public toujours plus large, jusqu’à la parution de leur premier album Madra en 2024, salué par la critique, et l’adoubement symbolique de Robert Smith de The Cure. Mais cette ascension s’est accompagnée de renoncements, à commencer par le départ de l’Irlande pour Londres il y a quatre ans. Un choix nécessaire pour le groupe, mais encore douloureux pour la chanteuse Julie Dawson, tiraillée entre l’excitation de créer et le manque profond de sa terre natale. Cette tension irrigue Altar, leur très attendu deuxième album, pensé comme une déclaration d’amour à Galway et à l’Irlande, envisagées comme un refuge intime mais aussi comme un autel symbolique, lieu de dévotion, de sacrifice et d’apaisement. Dawson y explore le déracinement, la nostalgie, l’angoisse et la survie émotionnelle, laissant affleurer une écriture plus sombre, traversée par le doute, la peur et le besoin d’être sauvée, sans jamais perdre de vue une lueur d’espoir. Enregistré début 2025 entre Londres et Ipswich, Altar raconte aussi l’apprentissage parfois brutal du métier de musicienne et la pression spécifique qui pèse sur les femmes dans l’industrie. Entre people-pleasing, attentes démesurées et fatigue mentale, Dawson interroge sa place, ses limites et sa capacité à s’affirmer, trouvant dans l’écriture un outil de résistance et de reconstruction. Musicalement, l’album élargit le spectre de NewDad, alternant délicatesse lumineuse et décharges abrasives, avec une approche plus pop assumée, nourrie autant par la scène alternative que par des références plus classiques. Cette évolution se prolongera sur scène, où le groupe, désormais renforcé, porte ses morceaux avec une ampleur nouvelle, à l’image de leur tournée internationale grandissante. Plus qu’un disque sur le retour impossible, Altar est un album d’acceptation et de courage, un manifeste intime qui invite à tenir bon, à se choisir, et à avancer malgré les compromis imposés par la vie. > Lire la suite
Meryl Streek
Arrivé en 2022, l’artiste irlandais Meryl Streek ignorait l’impact que son mélange d’électronica expérimentale et de punk explosif allait avoir sur la scène musicale autour de lui. Armé d’un simple micro et d’un ordinateur portable, en moins d’un an, le producteur basé à Dublin est passé de son premier concert dans un squat local à une performance live au Kentish Town Forum à Londres, en première partie des légendes post-punk Public Image Ltd. Le premier album de Meryl Streek, 796 (2022), s’est imposé comme l’un des disques politiques les plus viscéraux et les plus importants de la décennie à ce jour — un critique l’a salué comme « l’album de punk rock le plus incendiaire et le plus important de l'année » (Paul Brannigan / Louder). Bien que profondément ancré dans les enjeux sociopolitiques irlandais, les thèmes de l’album ont trouvé un écho dans le monde entier, menant l’artiste à se produire partout en Europe et jusqu’à Gran Canaria. Songs For The Deceased a de nouveau vu l’artiste irlandais entrer dans les studios Darklands Audio avec le producteur Dan Doherty (Fontaines D.C.). Le résultat est une fusion kaléidoscopique d’extraits audio de journaux, de guitares saturées, de beats électroniques et de musique traditionnelle irlandaise, le tout servant de base à la performance parlée, intense et engagée de Streek. Afin de pousser sa musique vers de nouveaux horizons, Meryl Streek a invité des musiciens invités à collaborer. Kingsley Hall de Benefits prête sa voix parlée à l’interlude de l’album, Cal Graham du groupe punk britannique The Chisel apparaît sur Dogs, et le guitariste influent Oliver Ackermann (A Place to Bury Strangers) signe une outro saturée de feedback sur le titre Murder. Sur le plan lyrique, les morceaux oscillent entre l’intimement personnel (Paddy est un hommage à son oncle Paddy, une personnalité unique ayant choisi de vivre selon ses propres règles) et les tragédies historiques (Stardust rend hommage aux victimes de l’incendie survenu au Stardust le 14 février 1981, qui causa la mort de 48 personnes et laissa des familles en quête de réponses sur les raisons du drame). « C’est une collection d’histoires sur la trahison, le meurtre, l’injustice et la corruption autour de ma ville natale de Dublin », explique Meryl Streek. « Ce n’est pas seulement en Irlande que cela arrive, c’est partout dans le monde, et on est censés rester les bras croisés ? ». Politiquement chargé et musicalement vibrant, Songs For The Deceased n’est pas seulement une déclaration sur l’Irlande : c’est un appel à la mobilisation internationale, plus que nécessaire dans le monde actuel. > Lire la suite
Bar Italia
Bar Italia est un groupe de Londres. > Lire la suite




