NEW DAD
La trajectoire de NewDad est faite d’équilibres fragiles et de sacrifices assumés. Depuis la sortie de leur premier single en 2020, le trio originaire de Galway a vu sa dream-pop magnétique toucher un public toujours plus large, jusqu’à la parution de leur premier album Madra en 2024, salué par la critique, et l’adoubement symbolique de Robert Smith de The Cure. Mais cette ascension s’est accompagnée de renoncements, à commencer par le départ de l’Irlande pour Londres il y a quatre ans. Un choix nécessaire pour le groupe, mais encore douloureux pour la chanteuse Julie Dawson, tiraillée entre l’excitation de créer et le manque profond de sa terre natale. Cette tension irrigue Altar, leur très attendu deuxième album, pensé comme une déclaration d’amour à Galway et à l’Irlande, envisagées comme un refuge intime mais aussi comme un autel symbolique, lieu de dévotion, de sacrifice et d’apaisement. Dawson y explore le déracinement, la nostalgie, l’angoisse et la survie émotionnelle, laissant affleurer une écriture plus sombre, traversée par le doute, la peur et le besoin d’être sauvée, sans jamais perdre de vue une lueur d’espoir. Enregistré début 2025 entre Londres et Ipswich, Altar raconte aussi l’apprentissage parfois brutal du métier de musicienne et la pression spécifique qui pèse sur les femmes dans l’industrie. Entre people-pleasing, attentes démesurées et fatigue mentale, Dawson interroge sa place, ses limites et sa capacité à s’affirmer, trouvant dans l’écriture un outil de résistance et de reconstruction. Musicalement, l’album élargit le spectre de NewDad, alternant délicatesse lumineuse et décharges abrasives, avec une approche plus pop assumée, nourrie autant par la scène alternative que par des références plus classiques. Cette évolution se prolongera sur scène, où le groupe, désormais renforcé, porte ses morceaux avec une ampleur nouvelle, à l’image de leur tournée internationale grandissante. Plus qu’un disque sur le retour impossible, Altar est un album d’acceptation et de courage, un manifeste intime qui invite à tenir bon, à se choisir, et à avancer malgré les compromis imposés par la vie. > Lire la suite
Meryl Streek
Arrivé en 2022, l’artiste irlandais Meryl Streek ignorait l’impact que son mélange d’électronica expérimentale et de punk explosif allait avoir sur la scène musicale autour de lui. Armé d’un simple micro et d’un ordinateur portable, en moins d’un an, le producteur basé à Dublin est passé de son premier concert dans un squat local à une performance live au Kentish Town Forum à Londres, en première partie des légendes post-punk Public Image Ltd. Le premier album de Meryl Streek, 796 (2022), s’est imposé comme l’un des disques politiques les plus viscéraux et les plus importants de la décennie à ce jour — un critique l’a salué comme « l’album de punk rock le plus incendiaire et le plus important de l'année » (Paul Brannigan / Louder). Bien que profondément ancré dans les enjeux sociopolitiques irlandais, les thèmes de l’album ont trouvé un écho dans le monde entier, menant l’artiste à se produire partout en Europe et jusqu’à Gran Canaria. Songs For The Deceased a de nouveau vu l’artiste irlandais entrer dans les studios Darklands Audio avec le producteur Dan Doherty (Fontaines D.C.). Le résultat est une fusion kaléidoscopique d’extraits audio de journaux, de guitares saturées, de beats électroniques et de musique traditionnelle irlandaise, le tout servant de base à la performance parlée, intense et engagée de Streek. Afin de pousser sa musique vers de nouveaux horizons, Meryl Streek a invité des musiciens invités à collaborer. Kingsley Hall de Benefits prête sa voix parlée à l’interlude de l’album, Cal Graham du groupe punk britannique The Chisel apparaît sur Dogs, et le guitariste influent Oliver Ackermann (A Place to Bury Strangers) signe une outro saturée de feedback sur le titre Murder. Sur le plan lyrique, les morceaux oscillent entre l’intimement personnel (Paddy est un hommage à son oncle Paddy, une personnalité unique ayant choisi de vivre selon ses propres règles) et les tragédies historiques (Stardust rend hommage aux victimes de l’incendie survenu au Stardust le 14 février 1981, qui causa la mort de 48 personnes et laissa des familles en quête de réponses sur les raisons du drame). « C’est une collection d’histoires sur la trahison, le meurtre, l’injustice et la corruption autour de ma ville natale de Dublin », explique Meryl Streek. « Ce n’est pas seulement en Irlande que cela arrive, c’est partout dans le monde, et on est censés rester les bras croisés ? ». Politiquement chargé et musicalement vibrant, Songs For The Deceased n’est pas seulement une déclaration sur l’Irlande : c’est un appel à la mobilisation internationale, plus que nécessaire dans le monde actuel. > Lire la suite
Bar Italia
Bar Italia est un groupe de Londres. > Lire la suite
KNIVES
Originaire de Bristol, le collectif Knives s’impose avec une énergie brute et des concerts chaotiques, portés par une écriture incisive nourrie de leurs visions du monde. Entre post-punk et hardcore-fusion, leur son percutant a évolué pour devenir un « noise collective » audacieux, véritable porte-parole d’un underground inclusif et vecteur de diversité. Guitares, basse, batterie, voix et saxophones composent l’instrumentarium atypique de ce sextet, mené par Tegan O'Connor, Dan Farren, Josh Cook, Ben Marshall, Erin Cook et Jay Schottlander.Croisé en ouverture de CLT DRP, LIFE, The Armed, Soul Glo ou Ditz, également remarqués lors de festivals comme 2000 Trees, Left of the Dial, Forwards Fest, Printemps de Bourges et Tinals, Knives franchit un nouveau cap avec leur premier album Glitter, sorti en mai 2025. Knives prévoit de sortir deux EP's en 2026 intitulés Reglitter I et Reglitter II. Ces projets proposeront un mélange de remixs (notamment de Chest et Death Goals), ainsi que des titres inédits enregistrés avec la participation de Cal, le chanteur de Ditz, et de Carson Pace, membre du groupe The Callous Daoboys. L’avenir du post-punk se jouerait-il dans la capitale du trip hop ? > Lire la suite



