Iguana Death Cult
Iguana Death Cult s’impose aujourd’hui comme l’un des groupes néerlandais les plus excitants de la scène actuelle. Révélé en 2017 par un premier album explosif qui bousculait les codes du garage-punk, le quatuor s’est rapidement forgé une réputation solide, portée par des performances live aussi intenses que fédératrices. Si le premier disque trouvait un équilibre vertigineux entre urgence punk et échappées psychédéliques, Nude Casino le 2nd LP marque un tournant décisif. Le groupe y affine son écriture et explore de nouvelles textures sonores, sans renier ses racines. Les refrains conservent l’énergie brute du punk, mais laissent désormais place à un véritable travail mélodique, une envie affirmée de faire danser et une esthétique plus épurée. Fort d’une longue tournée américaine en 2025, Iguana Death Cult annonce une nouvelle signature et la sortie d’un nouvel album le 10 avril sur Green Way / Levitation Records confirmant sa montée en puissance sur la scène internationale. Avec Guns Out, Ie groupe signe un retour à l’essentiel. L’album délaisse les détours indie et art-punk-funk d’Echo Palace (2023) au profit d’un garage rock sec et direct. > Lire la suite
Black country, new road
Peu de groupes contemporains se réinventent avec autant de constance que Black Country, New Road. De leur premier album For the First Time, nommé au Mercury Prize, à Ants From Up There, tous deux classés dans le top 5, le groupe s’est imposé par une approche audacieuse et décloisonnée. Après le départ d’Isaac Wood, ils écrivent un nouveau répertoire présenté sur Live at Bush Hall, salué par The Guardian comme une « renaissance magique ». Avec ce troisième album studio, Black Country, New Road repart une nouvelle fois de zéro. Les rôles vocaux et l’écriture sont désormais partagés entre Tyler Hyde, Georgia Ellery et May Kershaw, apportant une nouvelle dynamique et un regard féminin affirmé. Produit par James Ford, l’album est ample, ambitieux et soigneusement façonné, tout en restant profondément cohérent. Entre folk, prog, pop baroque et touches d’alt-rock, l’album multiplie les influences sans jamais perdre son identité. Toujours guidé par une amitié solide et une grande liberté créative, le groupe confirme qu’il n’existe aujourd’hui personne d’autre qui sonne comme Black Country, New Road. > Lire la suite
The Sophs
The Sophs avancent sur une ligne de crête morale assumée. Leur chanteur Ethan Ramon écrit depuis les zones les plus troubles de lui-même, non pour les excuser mais pour les expulser par la musique. Pensées intrusives, pulsions honteuses, stratégies émotionnelles douteuses : tout est mis à nu avec une honnêteté brutale, presque inconfortable. Cette démarche radicale, combinée à une liberté stylistique totale, a immédiatement séduit les fondateurs de Rough Trade, qui ont perçu dans ces premières démos une créativité indisciplinée et une capacité rare à occuper n’importe quelle scène. The Sophs, sextet caméléon, naviguent sans prévenir entre pop-punk, funk, spoken word, rock 90s ou détours blues et ZZ Top, avec une voix capable d’habiter tous ces mondes sans jamais perdre sa cohérence. Sur Goldstar, leur premier album à paraître en mars 2026, le groupe pousse cette logique jusqu’au vertige. Les chansons interrogent frontalement la morale, la validation sociale et la peur de l’échec, souvent à travers des narrateurs peu reluisants, lâches ou auto-centrés. Derrière des structures imprévisibles et des ruptures soudaines entre tension contenue et explosions cathartiques, The Sophs cultivent une passion pour la destruction joyeuse des attentes. Pourtant, derrière ces « postures dégénérées », se révèle un groupe profondément collaboratif et étonnamment lumineux, dont l’énergie collective transforme la noirceur introspective en une force créative explosive, presque jubilatoire. > Lire la suite
Brigitte Calls Me Baby
La musique de Brigitte Calls Me Baby mêle élégance rétro et fièvre contemporaine, quelque part entre le romantisme luxuriant de la pop des années 50 et l’urgence nerveuse de l’indie-rock des années 2000. Porté par la voix hypnotique et singulière de Wes Leavins, le groupe de Chicago transforme les névroses modernes en chansons sophistiquées et intensément sincères. Nourri aussi bien par Roy Orbison que par The Cars, Radiohead ou The Strokes, Leavins développe très tôt une écriture habitée, façonnée par l’isolement de son Texas natal et le besoin viscéral de se faire comprendre sans discours. Installé à Chicago en 2016, il fonde Brigitte Calls Me Baby avec une formation soudée, avant de croiser la route du producteur Dave Cobb lors du biopic Elvis de Baz Luhrmann. De cette rencontre naît This House Is Made Of Corners, un premier EP enregistré en grande partie en live au mythique RCA Studio A de Nashville, où le groupe explore sans fard la peur, l’autodérision et l’obsession amoureuse. Récemment signé chez ATO Records après un passage remarqué au SXSW, Brigitte Calls Me Baby poursuit une quête rare : faire cohabiter une esthétique soignée avec une honnêteté émotionnelle totale, et créer une musique capable d’accompagner, de relier et de durer. > Lire la suite
Body Horror
Formé à Tottenham en 2016, Body Horror émerge en plein cœur de la scène de la scène rave et post-punk londoniennes. Le groupe se distingue rapidement par une fusion audacieuse de post-punk et d’influences rave, empruntant autant à la fureur électronique de The Prodigy qu’à la noirceur chaotique de The Birthday Party. Emmené par la voix percutante du Gallois Thomas Gethyn , le groupe mêle beats indus, guitares tranchantes et énergie brute. Steve Lamacq (BBC Radio 6) les décrit comme « un post-punk dur, rythmique et électro, une bande-son sauvage à la New Order, survolée d’un ricanement irrévérencieux » > Lire la suite




